jeudi, juin 09, 2005

Droits et responsabilités

Election vient du mot latin elector, « qui choisit ». Toutefois ce mot qui désigne en ce moment la préoccupation mondiale, et la base même de la démocratie qui va dévaster le monde « non - libre », tel la vague qui a jadis dévasté le monde « non - civilisé », a été beaucoup employé dans le langage religieux au sens de « choix fait par Dieu lui même », l’expression vase d’élection, d’après le latin ecclésiastique vas electionis, en est un exemple.

C’est un choix divin. L’homme est à l’image de Dieu. L’homme est Dieu. C’est un choix humain. Autant ce syllogisme paraît ridicule et erroné, il est la base même de la logique humaine.

Les temps changent, des idées naissent et se dégradent comme la pourriture humaine qui se démange dans les tombes. Les temps changent et emportent des pensées et des idéaux, des histoires et l’Histoire. Les temps se métamorphosent et révèlent la stagnation de l’humanité. Le temps est un phénomène autonome, les siècles passent et les populations se meuvent, les penseurs écrivent, les artistes créent et les masses suivent. Les livres appellent ce phénomène ‘l’Histoire’, vaste champ de connaissance, nos ancêtres étaient de grands hommes et pourtant on est supérieurs, car on est libre dit-on.

L’humanité, après de longs combats contre elle même, a enfin triomphé, et la démocratie, principe hybride dépourvue de forme, est notre seul souverain. La liberté, ce mot face auquel les plus grands penseurs se sont penchés, tellement complexe, tellement intangible, est à présent claire et à la disposition de tous.

Le reste de ses propos n’est pas digne d’être dit, car un raisonnement, n’importe lequel, donnera sens à ce non-sens qu’on subi. Est-ce un progrès ? Est-ce la liberté ? La facilité et l’immédiat sont constamment majoritaires.

Le mot clé est élection, « choix fait par Dieu lui même ». La nouvelle divinité n’est qu’un mensonge comme ses antécédents.

Citoyen ou sujet.